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lundi 20 mars 2017

Je voudrais vous parler d’un échange de savoirs tricot

Bonjour,
Je suis Corine, j’offre la pâtisserie et je demande des connaissances en astronomie. Je suis également investie bénévolement dans le fonctionnement du Réseau, par des mises en relation, des appels téléphoniques. Il y a tellement à faire.
Chaque mercredi, depuis le 11 janvier 2017, ces dames se rencontrent. Catherine offre les savoirs qu’elle détient dans un domaine plus vaste qu’il n’y paraît, le tricot : comment réaliser des écharpes, des pulls, des gants, bref tout ce qui se tricote.

Elle a su répondre à toutes les questions qui lui étaient posées et nous expliquer de nombreuses manières de faire, elles sont nombreuses variées, et même pour certaines, très compliquées. Ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air, comme quand on voit quelqu’un tricoter sans avoir l’air d'y penser.
Toutes travaillent  très sérieusement, ce qui n’empêche bien sûr pas de papoter ni de bien rigoler, et peut-être que ça aide !

Si vous êtes intéressé(e)s, n’hésitez pas, formulez votre souhait, venez nous rejoindre, soyez les bienvenu(e)s.

jeudi 9 mars 2017

Un échange d'humanité


J’ai pris connaissance de la présence des jeunes afghans hébergés chez Adoma par un courriel de Jacqueline G., qui sollicitait des actions bénévoles pour les aider.

J’ai réfléchi quelques jours avant de comprendre que je pouvais, peut-être, aider en donnant de ce que je suis : une personne, un être humain.

J’ai donc proposé de la présence, de l’écoute, (j’ai remercié mon père pour m’avoir proposé, à l’âge de 18 ans, un séjour en Angleterre en tant que fille au pair car c’est là que j’ai appris la langue anglaise).

Notre première rencontre, avec la présence de Jacqueline, a été très émouvante pour moi. Il y avait une vingtaine de jeunes hommes, d’âge différent, qui ne parlaient que leur langue, avec juste quelques mots de français, et pour certains aussi l’anglais. Nous avons donc pu nous comprendre et commencer à échanger.

Je les regardais, l’un après l’autre, je regardais leurs yeux, bruns et profonds, et je me disais que ces yeux-là avaient peut-être vu la mort d’un membre de leur famille. Ces yeux-là qui ont vu les explosions, les souffrances, la douleur...

Un jeune homme afghan est venu aussi ; il vit en France depuis quelque temps, il a été notre interprète.

Avant tout je leur ai dit que me souvenir de tous leurs prénoms allait être une grande aventure : des prénoms avec des sonorités très différentes des langues que nous connaissons en Europe. J’ai demandé si j’avais leur permission pour les appeler « mon frère ». La réponse a été unanime, et les yeux de plusieurs d’entre eux ont brillé de ce que j’ai pensé être de la joie.

Cela a été facile d’instaurer ce lien et de me sentir comme si je les connaissais depuis toujours, comme s’ils revenaient dans ma vie après un long voyage, une sensation bizarre, mais très puissante.

J’ai ensuite tenu à les rassurer car même si nous parlions des langues différentes, lorsque je leur parlerai à partir de mon cœur, et j’ai mis ma main sur mon cœur, ils allaient comprendre. Ils ont souri et ils étaient d’accord.

Enfin j’ai proposé d’être avec eux pour des moments de détente qui pourraient se passer soit dans le silence et assis, soit avec de la musique et de la danse, ou bien encore dans les mouvements classiques d’une séance de yoga.

La première séance, tous assis en cercle, a été une grande rigolade. Nous avions du mal, moi comprise, à être silencieux, les yeux fermés, pour écouter tranquillement la musique. Le rire était plus fort que nous : plus nous essayions d’être sérieux et plus les éclats de rire illuminaient la pièce. Une légèreté comme lorsque j’étais gamine et que je jouais avec mes copains et mes copines !

A la fin, sans même nous en rendre compte, nous étions apaisés, si bien que le silence et la détente ont régné pendant une bonne trentaine de minutes. Ils n’en revenaient pas, et moi non plus !

Dans le partage qui a suivi, ils ont parlé de la « douceur » de l’expérience et du fait qu’ils ont eu la possibilité de « voyager » en esprit et ainsi « rejoindre » leur pays et leur famille. Et moi j’étais très touchée !

La deuxième séance, une semaine après, a été dédiée à la danse-détente. Et là encore, dans la surprise, ils rigolaient franchement tout en se corrigeant l’un l’autre pour les pas de danse.

Akila, l’assistante sociale qui s’occupe d’eux, était présente, et je crois qu’elle a souri aussi en voyant les efforts qu’ils faisaient pour suivre au mieux les mouvements.

A la fin ils se sont allongés pour se reposer et se détendre.

Dans le partage qui a suivi, le calme et la paix étaient les sensations le plus souvent exprimées. Et ils ont encore aimé pouvoir retourner en esprit « voir » leur pays et leurs proches.

J’ai été sollicitée pour retourner avec eux la semaine prochaine et c’est ce que je ferai : dans ces rencontres j’espère qu’ils pourront être un peu être soulagés de la peine d’avoir dû quitter leur pays et leurs familles. Moi j’y retrouve la joie, la rigolade, l’envie de partage qui sont les moteurs les plus importants dans ma vie. Merci !

Maria Nieddu.


mardi 7 mars 2017

Echanges,  exposition et dialogues autour du quartier des Pyramides

L'association « Relief » a exposé dans le local du RERS des photos anciennes mises en comparaison avec des photos actuelles du quartier des Pyramides. On voit alors bien les transformations au cours du temps, et encore plus maintenant avec tous les travaux actuels.

Une quinzaine de personnes de l'association « La voix des jeunes » sont venues voir l'exposition le jeudi 24 novembre 2016. Les bénévoles qui représentaient l'association « Relief » ont proposé un premier film.

Dans celui-ci, une femme racontait la construction du quartier et ses débuts en 1977. A ce moment là, il y avait des plans d'eau, des squares dans le quartier des Pyramides. Puis, elle a expliqué les changements qui ont eu lieu au fur et à mesure.

Après ce reportage, une discussion s'est ouverte sur ce que pensait le groupe de la modification du quartier. Les photos exposées ont permis de façon parlante de comparer les débuts de la construction du quartier et son évolution à travers le temps. Chacun vivant pourtant dans le quartier, mais depuis plus ou moins longtemps, n'a pas vu les mêmes transformations !

Ensuite, après être revenu plus en détails sur les photos, il y a eu un échange de questions et de réponses. Une des personnes de l'association  « Relief » a proposé de prêter des appareils photos pour que ceux qui le veulent puissent prendre de nouveaux clichés et partager ainsi avec tous

leur intérêt pour le quartier.

Puis, « Relief » a proposé un deuxième reportage qui parle de la vision des enfants sur les modifications du quartier, les enfants dans le film parlant de ce qui les intéresse après avoir fait des photos artistiques sur ce qu'ils trouvaient beau. Ils posent des questions sur ce qu'était leur quartier avant, et ils ont trouvé qu’il était en train de se dénaturer au fur et à mesure des travaux. Ils le préféraient avant. Ils se sont aussi exprimé sur ce que les modifications du quartier vont changer dans leur vie. 

Après ce deuxième reportage, il y a de nouveau eu une discussion entre les personnes présentes dans la salle, après qu’on leur a demandé ce qu'ils pensaient du regard des enfants. Pour faire le reportage avec les enfants, il a fallu 6 séances de 1h30  avec  25 enfants.

La discussion et l'échange se sont faits avec des personnes de tous âges et d’horizons différents.

Maika Diop, stagiaire du RERS au local des Pyramides

mercredi 22 février 2017

Echange Fusing chez Jipé




L’échange Fusing chez Jipé commence d’abord par la visite de son atelier à Nozay. Il nous montre quelques machines – impressionnantes – et nous explique à quoi elles servent. Il nous fait ensuite découvrir certaines des œuvres qui trônent un peu partout dans le hangar et nous parle des différentes techniques et matériaux qui sont utilisés ici.

Ensuite, c’est à nous de rentrer en piste ! On s’installe dans la petite pièce au fond du hangar, il y fait plus chaud ! Quelques consignes avant de commencer : comment manipuler le verre sans danger, comment le découper et avec quels outils ; et c’est parti !





Aujourd’hui, le but est de créer des bonshommes pour constituer une farandole. Alors on crée des formes géométriques en verre et on les assemble. Il faut absolument que chaque pièce soit superposée à une autre, pour que le verre fonde et fusionne à la cuisson. On fait une petite photo pour se souvenir de la position de chaque pièce (ça nous sera utile plus tard).



Ensuite on passe à l’étape de la couleur. Pièce par pièce, on étale les couleurs (un mélange de petites billes de verre colorées et d’un liant) avec des baguettes en bois – surtout pas au pinceau.




Une fois les bonshommes colorisés, la dernière étape se fait avec précaution. Il s’agit d’amener le tout jusqu’au four, en déplaçant au minimum les pièces. On les dispose sur un lit de plâtre, en les serrant au maximum pour que tout rentre, bien que le four soit gigantesque.

Comme il nous reste un peu de temps, chacun, parents et enfants, se lance dans une création personnelle qu’il pourra garder ou offrir.






A la fin de l’échange, tout le monde se réunit autour du four que Jipé ferme doucement. Le tout est mis à chauffer, thermostat 26 (entre 750 et 800°C) pendant 24 heures.



Résultat donc après une journée de cuisson !

mercredi 21 décembre 2016

Échange de savoir cuisine pour l'anniversaire de Dara de l'association « OSER »

Mercredi 14 décembre 2016, un groupe de collégiennes est arrivé au local du RERS des Pyramides accompagné de trois animatrices de l'association « OSER ». Les animatrices avaient prévu un échange cuisine pour préparer des crêpes et un gâteau à l’occasion de l'anniversaire de Dara, l'une des jeunes filles.

Les animatrices avaient apporté tous les ingrédients pour faire un gâteau au chocolat ainsi que des crêpes pour une dizaine de personnes. Chacune des jeunes a participé à la confection du goûter.
Durant la préparation du gâteau, l'une des accompagnatrice a donné des conseils sur les ingrédients à mettre dans le gâteau. Certaines jeunes filles expliquaient également leurs petits trucs à elles.

Toutes les filles ont participé. Il a même fallu goûter au fur et à mesure pour savoir si rien ne manquait ! Le gâteau sera-t-il bon ? Est-ce qu’on n’a rien oublié ? Enfin, le gâteau au chocolat a été mis au four.

En même temps, d’autres jeunes filles ont confectionné ensemble les crêpes, sans suivre une recette particulière, car toutes avaient des notions des proportions sans avoir besoin de tout mesurer, et cela a été la source de bien des rires ! Après quelques aventures avec la réalisation, la pâte à crêpes a finalement été jugée excellente.

Ensuite, quelques-unes ont commencé à faire cuire les crêpes. Celle qui est au fourneau mangera-t-elle en dernier...? et bien sûr, comme la plupart du temps, la première crêpe a été ratée. Mais pour les suivantes ça allait très bien !

Pour fêter l'anniversaire, les animatrices avaient également apporté des chips et des bonbons, et pendant que le gâteau finissait de cuire, une belle table a été installée au milieu du local. Toutes les collégiennes ainsi que d'autres garçons et filles de tous âges ont pu participer à l'anniversaire de Dara, au soufflage des bougies, au chant de joyeux anniversaire et au plaisir partagé !.

Cette activité a permis de partager des moments bien plaisants en groupe autour de la cuisine puis d'un goûter.


Maïka Diop
RERS


au local des Pyramides.

mardi 20 décembre 2016

Réminiscences de l’art premier aux Pyramides

Le samedi 10 décembre 2016, une cinquantaine de collégiens des collèges : Pyramides d’Evry, Jean Vilar et Sonia Delaunay de Grigny, se sont rendus en car au Musée des Arts Premiers, quai Branly à Paris. Ce fût une réelle découverte pédagogique, en un espace contenant 300.000 objets primaires des civilisations des Quatre continents (sauf l’Europe). La culture primitive questionne aujourd’hui le jeune citoyen d’Evry, car faisant remonter dans leur subconscient ancestral les interrogations existentielles, refoulées par nos sociétés « post-modernes » : Y a-t-il un Dieu qui a créé la terre ? La souffrance et la mort peuvent-elles être vaincues ? Y aura-t-il une fin du monde nous conduisant à un avenir éternel ?


Pendant une heure et demie, la conférencière, au regard de quelques « sculptures-phares » des quatre continents, synthétisa la façon dont une peuplade construit un imaginaire collectif : mythes religieux qui procurent à l’autochtone  les premiers éléments de compréhension de l’Univers, les symboles qui l’aident à vivre en accord avec les forces de la nature et les membres de la tribu, les récits fondateurs qui assoient l’autorité d’un chef de village, les lignages différents qui constituent la Communauté. L’objectif recherché, par-delà les continents, dans ce vieux fonds commun de l’humanité, est d’aboutir à une pensée globale et universelle, permettant le développement intégral de chaque membre de la tribu.

Ces cinquante jeunes, sagement assis, ont pris conscience de leur riche mémoire symbolique, exprimée dans les objets d’art, et constituant leurs racines culturelles familiales, comme une actualisation de leur temps ancestral. La magie de l’endroit a fait advenir un esprit tutélaire, s’imposant à eux, au-delà de leurs repères citoyens, et de la pure pensée rationnelle de notre société. Ils se sont sentis chez eux, valorisés par leur passé, ayant un témoignage à donner.

Toujours très attentifs, ils ont relativisé les critères esthétiques et éthiques de notre civilisation : une jolie femme n’est pas obligatoirement maigre ! il est possible de parler de religion, dans un espace public. De même, la culture n’est pas que de l’émulation savante et élitiste, mais un savant dosage de cultuel (la religion), de cultural (le produit issu de la terre), de culinaire (les ustensiles et plats décorés), de corporel (la parure, le bijou ou le tatouage).
En leur jeune intelligence de collégien, cela les a ramené à leur vie dans le quartier des Pyramides, où ils ont la sensation d’être « hors-sol », réfugiés à l’intérieur de leur tablette tactile, subissant une instrumentalisation passive, qu’il fallait exorciser. Dans notre quartier qui est au bord de la rupture sociale, et connaît un affaissement démocratique, cette visite a ressoudé notre communauté de destin et renforcé la vocation culturelle de notre habitat, tel que les premiers concepteurs du quartier l’ont désiré, et exprimé par les nombreuses sculptures d’art premier qui structurent notre quotidien (le dragon d’Yvette Vincent-Alleaume, le Déambulatoire de Gérard Singer, la Sculpture sonore de Bernard Baschet, la Momie d’Yvette Vincent-Alleaume…)
Un déjeuner préparé par des mamans bénévoles fut partagé au local de l’association RERS® des Pyramides. L’appétit joint à la bonne humeur générale s’exprima par un remerciement à la Société TICE, au collectif des parents du Collège des Pyramides, à l’association RERS®, au Collège des Pyramides et ses professeurs.

Jean-Pierre Grall

le 10 décembre 2016.


mardi 13 décembre 2016

Vernissage de l'exposition Cultures et Créations au local RERS des Pyramides - Mardi 4 octobre 2016

Réalisations de l'association Génération Femmes
 

Une soixantaine de personnes sont présentes au vernissage. D’autres regards auront lieu pendant tout le mois.

Le bleu et le blanc symbolisent la paix, le calme, la sérénité, la fraîcheur. Le bleu exprime également la sensibilité.

Le jaune est une couleur gaie et vivante qui représente la joie, l’énergie, la tonicité et le dynamisme. Elle exprime la douceur et l’intelligence.

La couleur orange est une couleur très vive qui symbolise des valeurs comme l’audace, l’intelligence, la loyauté, la confiance et la méfiance.

Le rouge est une couleur qui a du tempérament.
Le marron nous fait penser à la nature puisque c’est la couleur de la terre, des troncs des arbres et même de la fourrure de certains animaux.

La couleur rose est une couleur qui symbolise des valeurs plutôt positives comme l’innocence, la douceur, le romantisme, le sucré.

Cette couleur peut également représenter le calme, la paix, la sérénité, la tranquillité et la confiance.

vendredi 18 novembre 2016

Loubna offre la cuisine et Hayette raconte



            Bonjour !

Je me présente, je suis Hayette, je connais le réseau d'échanges réciproques de savoirs depuis  longtemps. Il m'arrive d'arrêter et de reprendre le RERS. En tout cas pour moi, les offres et les demandes ça va de soi ! La cuisine m'a toujours fasciné. J'aime la cuisine d'ici et d'ailleurs, notamment celle de mon pays qui est haute en couleurs. J'essaye de transmettre mes connaissances. Avant tout, la cuisine est pour moi un moment de partage et de convivialité avec ma famille et mes amis. On discute les goûts et les saveurs du plat. On parle également d'autres sujets. La cuisine a subi l'influence des populations. Elle est toujours présente. Le couscous se prépare de plusieurs façons. Au Maghreb c'est toujours aussi bon.

J'ai commencé à animer le groupe cuisine en tant que référente du local des Pyramides. Le premier samedi du mois, nous avons trouvé une offreuse, Loubna, sur le thème du couscous. Cela c'est bien passé.

 Réalisation de la recette, étapes du couscous : mouiller la semoule dans une grande assiette, laisser au repos. Ensuite, disposer d'un grand couscoussier. Mettre un fond l'huile d'olive, émincer deux oignons, la viande et les six morceaux de poulet ou autres. Ajouter deux bonnes cuillères à soupe de tomate concentrée ainsi qu'une bonne cuillère des quatre épices et le sel. Faire mijoter tout ça avec un fond d'eau pour ne pas brûler. Ensuite, verser un litre et demi d'eau portée à ébullition. Mettre le couscous une fois que la vapeur est présente. Mettre les légumes : carottes, navets, etc. Mettre les pois chiches à la fin de la cuisson. Surveiller la cuisson d'une durée d’environ une heure.

Hayette Landoulsi

vendredi 20 mai 2016

Un repas joyeux et créatif

Le vendredi 29 avril au soir, nous étions une douzaine réunis autour des poulets, pizzas, vermicelles aux champignons noirs, taboulé, azilettes (recette secrète d’Aziliz du flan de courgettes des montagnes), gâteaux au chocolat à nous régaler et à rigoler… 
Puis Kamel a sonné la fin de la récré, il nous a donné à chacun une feuille blanche, un crayon noir et la consigne de dessiner notre quartier idéal vu du ciel avec l’interdiction de gommer quoi que ce soit. Il fallait qu’il soit vu de très haut aussi parce que nous ne pouvions pas dessiner des  voiture, des gens, des chiens, des fleurs, par exemple, mais les arbres on pouvait. Alors on a tracé des ronds, des carrés, des rectangles, des losanges, des triangles et des routes qui serpentaient au milieu de toutes ces formes. Je crois que personne n’a dessiné de trapèzes ou d’ovales. 

Ensuite, on a réuni nos jolis dessins quatre par quatre. Et on s’est retrouvés devant une grande feuille blanche sur laquelle il y avait tracés au crayon noir encore plus de ronds, de  carrés, de rectangles, de losanges, de triangles et de routes qui serpentaient au  milieu de toutes ces formes. On a alors rajouté quelques traits pour unifier les quatre dessins qui n’en formaient plus qu’un, et on a pris un gros feutre noir lui aussi pour repasser sur tous les traits de crayon. Alors Kamel a sorti les boites de pastels et le travail d’artiste un peu mystérieux, complètement foisonnant, toujours joyeux, a commencé. On avait le droit à 5 couleurs maximum, chaque forme devait toujours être coloriée de la même couleur et  une couleur ne devait pas être utilisée pour deux formes côte à côte. Alors on a  entendu pleins de «je fais les ronds en rouges, moi les routes en vert, et si on  faisait les triangles en bleu… ». 

Et nos petits dessins qui n’étaient que traits tracés au crayon noir sur une feuille blanche sont devenus des œuvres  chatoyantes dont on était fier. Et la soirée qui avait été prévue pour durer 2 heures et demi maximum s’est terminée à plus de 23 heures et tous les participants étaient ravis.

Marie-Ange

vendredi 13 novembre 2015

Couture aux Pyramides



Jessy et Jessica C. guidées par Jacqueline GRALL ont confectionné des costumes d'Egyptiennes pour le Parcours des savoirs 2015. 
Pour cet échange qui a débuté au mois de juillet, les filles ont choisi leur tissu parmi ceux que Jacqueline proposait. Ayant déjà des notions de couture, Jessy et Jessica ont appris à confectionner "leur propre jupe et haut", la technique de pose d'une bande thermocollante. 
Elles ont également acquis un autre savoir : le remplissage d'une canette. 
Elles ont utilisé, bien sûr, du tissu mais aussi, des crayons, une gomme, du fil, des aiguilles, une paire de ciseaux, la machine à coudre du local, de la peinture à l'eau. Il a été fait usage d'une planche et d'un fer à repasser. 
Jessy et Jessica aimeraient de nouveau être en échange avec Jacqueline. Elle est gentille et explique bien. 

Corine KOBYLARZ



                   

vendredi 6 novembre 2015

En coulisses de la fête du 10 octobre

Recette pour une réussite
Je n’aurais jamais cru que préparer la Fête des Savoirs impliquait autant d’activités !!
Cette année j’ai participé à une bonne partie des réunions de l’équipe de pilotage et je vous assure que cela a été passionnant.
Avec mes mots, ici, j’aimerais vous dévoiler la recette secrète d’une réussite annoncée que nous tous avons savourée le samedi 10 octobre.
Savez-vous quel est l’ingrédient principal de cette recette ? C’est l’ENTHOUSIASME dans tous ces états.
C’est en effet cette énergie de croire que tout est toujours possible qu’a permis à des personnes différentes, avec des visions et des idées différentes de se retrouver, réunion après réunion, à la même table pour « construire » la journée du 10 octobre.
Peu importe si parfois cette même énergie donnait le feu à des duels à l’arme « verbale » ; à la fin, les quelques blessures étaient soignées en parlant de sa propre vision avec qui la partageait, juste après la réunion : et tout rentrait dans l’envie de continuer et réaliser au mieux le projet.
Pour que tous les ingrédients fussent bien amalgamés, des grandes doses de CONFIANCE et TOLERANCE ont été déversées dans la grande casserole qui mijotait dans les locaux du RERS au Centre-Ville
Les personnes au tour de la table parlaient de leur vision du projet et avançaient leurs propositions dans la plus complète confiance en l’écoute des autres. Le groupe de son côté mettait en pratique un haut niveau de tolérance en écoutant les visions les plus bizarres et les propositions les plus improbables avec attention.
Peu importe si parfois le proposant était drastiquement coupé dans son élan par quelqu’un d’autre qui donnait une étiquette de « impossible ! » au propos à peine dévoilés.
Peu importe si dans la confiance d’être bien entendu, quelqu’un montait le ton de la voix et à ce moment-là la tolérance faisait ses épreuves de « comment tenir la route ».

Ce goût joyeux qui a accompagné la journée et la fête du soir à la Salle Bexley a été le résultat d’un mélange très difficile à doser, mais qui a été magiquement appliqué pour la réussite de ce projet :
¼ de professionnalisme
 A chaque fois qu’un intervenant se perdait dans les mots et les phrases de ses convictions, c’est avec cet ingrédient que la conversation été ramenée, avec lucidité et présence, au sujet principale
¼ de fantaisie
Il y a eu des moments où la situation semblait sans sortie ; des impasses qui risquaient de tout bloquer. C’est justement ce ¼ de fantaisie qui a permis de trouver « une autre solution » là où apparemment tout semblait en danger ; de voir une autre issue là où tout semblait perdu.
¼ d’implication
Avec cet ingrédient nous avons eu le grand cadeau d’être l’un à côté de l’autre pour « penser » à tout ce qu’il y avait à faire et, surtout, à être là   pour « le faire », ensemble.
¼ d’amusement
C’est l’ingrédient qui a donné le sens vrai à toute l’aventure.
C’est l’envie de s’amuser qui nous permettait un sourire (parfois très interne et pas visible !!) même dans les moments les plus sombres et les situations les plus difficiles.
C’est l’envie de partager cet amusement avec toutes les autres personnes impliquées dans l’organisation et avec les gens qui, en grand nombre, ont participé aux échanges dans la journée et à la grande fête le soir.
Je veux remercier toutes et tous ceux qui ont contribué à cette recette : l’ingrédient que chacun a apporté a été indispensable pour que cette journée soit un PARI GAGNE pour la création d’un chef d’œuvre d’échanges de savoirs et d’humanité.
Rédigé par MARIA NIEDDU


jeudi 3 septembre 2015

Cet été aux Pyramides

Le mardi 18 août 2015, nous avons fait un plat ivoirien appelé «l'Atieke» avec Lionel. Nous avons tout d'abord commencé par râper le manioc, puis nous l'avons cuit et avons ajouté des légumes. 

Nous avons frit des morceaux de poisson (baracouda), puis nous avons fait une sauce de légumes que nous avons versée sur le poisson. Après avoir fait cela nous avons fait des bananes plantin frites à l'huile et disposé le repas sur la table. 


Nous avons goûté et je dois vous avouer que c'était merveilleusement bon .
Jessy Cheral collégienne.

 



Le lundi 24 août 2015, nous avons préparé un repas pour le pique-nique organisé au parc des Loges le lendemain. Mais à cause de la pluie, nous sommes restés au local pour la fête de fin des vacances d'été.

Nous avons préparé une salade de riz, des crudités, des cupcakes, des quiches et des gâteaux. Nous avons acheté du poulet rôti par la suite puis nous avons tout mis au frais.
Jessy Cheral collégienne.






Le mardi 25 août 2015, nous avons fait un grand repas convivial  avec tous les participants pour fêter la fin des vacances d'été. Le maire adjoint à la gestion urbaine de proximité était avec nous et nous a félicités pour tout ce travail accompli.
Ensuite, nous avons fait différentes éruptions de volcans que Lionel nous a présentées. Puis, Marie-Ange nous a conté une histoire de Nasreddine. Après, Jessy et moi avons présenté une danse afro. Enfin, c'était le goûter. Tout le monde est parti le sourire aux lèvres.
Jessica Cheral collégienne.


mercredi 2 septembre 2015

Mon stage au sein du Réseau d'Evry


Je suis arrivée sur la commune d’Évry, le 1er juillet 2014.

Ma conseillère pour l’emploi m’a conseillé de faire une EMT (Evaluation en Milieu de Travail) au sein d’une entreprise.

J’ai pu faire ce stage grâce à des personnes que je connaissais au Réseau depuis longtemps. Ils ont écouté ma demande et m’ont proposé de les rejoindre. J’ai fait cette formation pendant une semaine du 23 au 27 mars 2015.

J’ai été encadrée par Jérémy (Animateur/Coordinateur du Réseau au quartier des Pyramides) et d’autres intervenants. J’ai appris le fonctionnement de la structure et la méthodologie de la  mise en relation avec les offreurs et les demandeurs dans n’importe quels domaines d’échanges, tels que la pâtisserie, l’apprentissage à l’écriture, etc.  J’ai pu travailler auprès de personnes de différents milieux culturels ou d’âges hétérogènes (enfants, adultes).

Avec l’équipe, j’ai été en contact avec le collège des Pyramides pour prodiguer des informations diverses aux élèves et faire des inscriptions. À l’école primaire des Coquibus en lien avec la directrice, j’ai encadré un échange avec un groupe d’enfants pour apprendre à visualiser des images, des formes ainsi que la création des phrases etc…

Durant les réunions avec l’équipe, j’ai découvert le fonctionnement du Réseau. J’ai pu y participer activement.

Je tiens à féliciter l’équipe pour sa compréhension. Je ne me suis pas sentie exclue par rapport à cette association.  Par la suite, j’ai entamé une formation à FORESCO la semaine suivante pendant 3 jours. Personnellement, cela m’a enrichie sur le plan personnel et j’ai approfondi énormément de connaissances.

Je tiens à préciser que dans la vie, les gens ne suivent pas le même chemin. Mais à force de volonté, les portes s’ouvrent à tous.

Carole Pailhès