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lundi 16 mars 2015

BILAN RERS A RIS en 2014


Des moments collectifs, petits déjeuners, soirées avec dîner partagé
A Ris, en 2014, comme l’année précédente, il y a eu 9 soirées au Moulin du Monde -  ou à la MJC place J. Brel - regroupant entre 15 et 24 personnes à chaque fois.
Avec repas partagé, chant collectif et/ou gratiferia (dons d’objets entre nous)
« Les soirées du Réseau sont importantes pour moi pour différentes raisons. Elles sont un moment d’échanges et de convivialité. Elles permettent d’avoir une meilleure visibilité de ce qui est demandé et offert, en rencontrant les personnes.
J’ai beaucoup aimé les moments de chant entre nous et les échanges d’objets également.
Tout cela concourt à éviter d’être dans la société de consommation ou dans les échanges virtuels, et de partager des relations plus vivantes. »   

« Les soirées, très agréables, nous permettent de nous revoir, d’élargir nos cercles d’amis, de rire, de réfléchir à trouver une solution, si un problème venait à se poser. C’est toujours avec plaisir que nous nous rendons à ces soirées, qui parfois sont riches aussi … en émotions. »



Les échanges.
Arts et cultures 
Outre l’atelier d’écriture, il y a eu un échange danse improvisation, des visites d’expositions à Paris et le groupe « Chanter ensemble » s’est souvent réuni pour apprendre des chansons françaises, avant de les faire chanter aux participants des soirées.

Informatique et audiovisuel
De nombreux échanges en informatique ont eu lieu toute l’année. Certains furent ponctuels, juste pour échanger quelques astuces, d’autres se sont déroulés sur plusieurs semaines, quand il s’agit d’apprendre le traitement de texte, par exemple.

Langues
Échanges individuels en anglais et arabe. Un échange collectif de conversation espagnole, pendant six mois. Plusieurs échanges de français pour permettre à 4 personnes récemment arrivées de l’étranger de s’adapter au plus vite.

Santé et bien-être
Un petit groupe s’est souvent retrouvé le dimanche matin pour du jogging et de la marche, avec les conseils d’une participante.
Des échanges de yoga et de massages, ainsi que des matinées thématiques : dates limites de consommation, la loi Leonetti, échanges de bonnes adresses des médecins de la région.
« J’ai participé un samedi matin à un échange sur les dates de péremption des produits que nous achetons. C’était intéressant. C’est à rééditer sur d’autres thèmes. »

Travaux manuels et vie domestique  
Échanges couture (confection d’une jupe) et échanges cuisine.
Certains échanges individuels et 5 échanges collectifs, dans la cuisine de la MJC. Ils sont suivis d’un dîner ou goûter ouvert à d’autres participants, en partageant les frais – généralement entre 2 et 5 euros.





« Je suis venue au Réseau par l’intermédiaire d’une amie qui y était. Au début, disponible, j’ai participé à plusieurs échanges. Comme je le suis beaucoup moins maintenant, je me suis arrangée pour garder le contact en venant aux repas mensuels et en participant aux échanges de cuisine. Ces échanges se font toujours dans la bonne humeur et sont toujours intéressants, que ce soit l’échange proprement dit ou pour le rapport avec l’Autre.
J’espère pouvoir faire à nouveau d’autres échanges que la cuisine. »

Des échanges en nombre
Sur 44 personnes inscrites. 35 personnes ont fait un ou plusieurs échanges au cours de l’année 2014.

Échanges collectifs  41 %                               
Échanges individuels 59 %
Les échanges collectifs sont particulièrement prisés ainsi que toute occasion de se retrouver, car des liens d’amitié se sont créés au fil des années. Chaque nouvel arrivant peut aussi, très vite, connaître plusieurs personnes, en étant accueilli avec simplicité, bonne humeur et bienveillance.
« Les échanges sont riches en culture et communications diverses. Les investissements de chacun sont agréables et pleins d’enthousiasme. »
« Cette année, j’ai été plus souvent receveuse qu’offreuse, ce qui pour moi est une expérience nouvelle. En plus d’apprendre certaines techniques informatiques, des notions de yoga, et d’avoir un coaching personnalisé en gymnastique d’entretien, j’ai découvert d’autres façons de partager un savoir, quelquefois très différentes de celles que j’ai longtemps utilisées. En cela aussi, ça a été un échange de savoir fructueux. »

30 types d’échanges différents, ainsi répartis :
Arts et cultures          19 %        
Informatique             26 %
Langues                   18 %
Santé bien-être         15 %
Travaux manuels       20 %
Société et RERS          2 %
À noter, aucun échange de savoirs scolaires
Total d’heures d’échanges : 159 h

NOTRE  PARTENAIRE, la MJC.
Même si la responsable bénévole du RERS n’est présente au Moulin que quelques heures chaque semaine, les liens avec la MJC sont réguliers : réunions avec les animatrices, participation aux conseils d’administration de la MJC pour représenter le RERS en tant que membre associé, participation aux séminaires et aux réunions sur la politique de la ville dans une démarche commune…
La MJC nous rend grand service en nous permettant l’accès à ses locaux pour les permanences et les échanges. Par ailleurs, il arrive que le Réseau prenne le relais pour des demandes d’activités qui ne sont pas proposées par la MJC ou assure l’accueil du public au Moulin quand les salariées ne sont pas disponibles.

Conférence à Ris



Geneviève A., membre du Réseau d’Échanges Réciproques de Savoirs
Éducatrice spécialisée
Formatrice en communication et créativité

offre une conférence sur le thème

« Améliorer la communication en famille.
Du système SAPPE à la méthode E.S.P.E.R.E »

Samedi 28 mars 2015, de 14 à 16 h.
Au Moulin du Monde MJC, 
14 place du Moulin à Vent à Ris-Orangis,
dans le centre commercial, à côté de l’auto-école.


Entrée libre. Vous êtes tous les bienvenus. 

jeudi 22 janvier 2015

Echange anesthésie Compte rendu

                L’anesthésie, ou la peur de ne pas se réveiller  

(Échange offert par Ouamar H. médecin anesthésiste, le 10 janvier 2015 à Ris-Orangis)

Après un rappel succinct de l’historique de l’anesthésie, nous avons très rapidement abordé les débuts de l’anesthésie moderne et insisté sur les progrès faits en chirurgie, grâce justement  aux progrès de cette spécialité.

Par la suite, et après  avoir dit que l’anesthésie n’est qu’un acte permissif où la sécurité joue un rôle primordial, nous avons développé la notion du monitoring qui consiste à surveiller pendant toute l’anesthésie les constantes vitales du patient, à savoir l’activité cardiaque et les différents paramètres respiratoires.

La salle de réveil, rendue obligatoire sur tous les sites anesthésiques a beaucoup  apporté aux malades et a fait chuter les accidents anesthésiques qui survenaient pendant cette période.

Ensuite les quelques chiffres apportés ont beaucoup intéressé l’assistance. En effet,  actuellement plus de 10 millions d’actes anesthésiques sont pratiqués en France chaque année (aussi bien les anesthésies générales que locales)  

Les différentes questions de l’assistance ont surtout porté sur le déroulement de l’anesthésie proprement dite, les différentes techniques et les risques encourus. 

Certains étaient aussi intéressés par le développement de l’anesthésie locale et l’anesthésie locorégionale qui sont de plus en plus préférées à l’anesthésie générale, ceci pour un moindre risque et aussi dans le cadre des économies pour le secteur de la santé.  

Enfin, certaines personnes ont rapporté le souvenir de leur propre anesthésie en voulant avoir des détails sur ce qui leur semblait être plus ou moins une complication minime.
 La photo ne montre qu’une partie des demandeurs présents.     


 Ouamar.  
Merci à Helenio, le photographe. 

lundi 17 mars 2014

Plein air



Les beaux jours sont là (pour l'instant) et notre petit groupe en profite pleinement, chaque dimanche matin.

Nous attendons toutes celles et ceux qui ont envie, en même temps qu'ils se feront du bien, de voir arbres en fleurs,  canards, cygnes, foulques-macroules, grèbes huppés, cormorans, martins-pêcheurs (d'accord, en plus de 15 années de fréquentation assidue, je n'en ai vu qu'un... mais j'espère toujours) et autres mouettes ou oies bernaches (j'en passe).
Nous irons aux lacs de Viry-Chatillon où la faune est particulièrement développée et active.
Foulque-macroule

Grèbe huppé



























Si vous avez l'âme bucolique et envie de bouger un peu (je rappelle qu'il y a place pour tous : joggers, marcheurs rapides ou un peu moins), je vous donne  rendez-vous, dimanche 23 mars, sur le parking de Aldi (face à la MJC de la place Jacques Brel, dans le bas de Ris, N7)
pour un départ à 9 h 45 précises et retour vers 11 h 30.

Quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus vous en passer!
Je vous souhaite, à chacun et chacune, une très bonne semaine et espère vous voir nombreux.

Michèle B.

dimanche 9 mars 2014

Des yaourts à la loi Leonetti

 « Je souhaite diffuser ces quelques lignes à toutes et à tous concernant notre réunion du samedi 8 mars au Moulin du Monde, avec le sentiment d'avoir vécu un moment privilégié.
Nous nous sommes retrouvés à l'initiative de Michèle B. qui se proposait de nous communiquer des informations sur la durée de vie des aliments officiellement périmés ainsi que des médicaments.
De fil en aiguille, nous sommes passés des médicaments aux questions de soins, de maladie et de fin de vie. Certaines d'entre nous ont alors évoqué la fin de vie de leurs parents et à ce sujet il a été question de la loi Leonetti de 2005. La plupart d'entre nous en avaient entendu parler, sans la connaître vraiment.
Je crois que nous sommes repartis avec le désir d'aller y regarder de plus près.

Ceci est d'autant plus important qu'une nouvelle loi sur la fin de vie doit être présentée au conseil des ministres durant l'été et au parlement avant fin 2014, voire 2015. Je pense qu'avant d'évoquer la question de l'euthanasie, il est essentiel d'avoir pris connaissance de la loi Leonetti et de ce qu'elle permet, entre autres en matière de non acharnement thérapeutique.
Si cette question vous touche, documents à consulter :
la loi Leonetti de 2005 + le décret d'application du 6 février 2006 (concertation avec l'équipe de soins et collégialité des décisions).
L'émission de France Culture "le bien commun" du 06/03/2014 sur la mort en service de néo-natalité : obstination déraisonnable et arrêt du traitement en début de vie.
Le rapport sur la fin de vie de Didier Sicard (président du Comité National d'Ethique de 1999 à 2008) (rapport de décembre 2013).
Voilà, je pense que pour des raisons diverses, nous sommes toutes et tous plus ou moins concernés. »
Amicalement
Nicole H.

Jacqueline ajoute :
« Nous étions 10, soit un quart des inscrits à Ris, réunis pour un échange ouvert, sans mise en relation préalable. Juste ensemble pour parler, apprendre et partager.
Les yaourts, biscuits secs et médicaments (à ne pas stocker dans la salle de bains), nous ont conduits au Rénutryl que l’on donne aux personnes très âgées qui ont perdu l’envie de s’alimenter et souvent l’envie de vivre. Nicole nous a alors parlé de l’importance de bien connaître la loi Leonetti.

Voici des liens pour illustrer ce qu’elle mentionne plus haut :




Voir aussi les directives anticipées : 

Oui, ce fut un moment non seulement intéressant mais aussi très intense, comme vous pouvez l’imaginer quand on évoque un sujet aussi délicat et douloureux.
Merci à ceux qui se sont déplacés ce samedi matin, qui ont parlé avec confiance et authenticité et qui ont écouté avec tant d’humanité et de bienveillance.

Merci à vous d’avoir lu ce compte-rendu et de chercher peut-être à vous renseigner.

Le document intitulé « Produits périmés, je peux manger quoi ? » est à retrouver ici : http://leaualabouche.over-blog.com/article-29333535.html

Et pour les médicaments périmés, voir l’article suivant :

mercredi 5 mars 2014

Qu’est-ce qu’un bénévole ?

dessin de Philippe Geluck

Ce matin, lors d’une réunion d’équipe d’animation, nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas tous la même définition du mot « bénévole » dans notre association.

Alors, nous avons décidé de VOUS poser la question, ou plutôt plusieurs questions mais vous pouvez choisir celles qui vous conviennent.
Selon vous et votre expérience,
qu'est-ce qu'un bénévole, en général ? 
que fait un (ou une) bénévole au Réseau ? seulement des échanges ? ou bien, participe-t-il (ou elle) à la vie du Réseau ? et comment ?
Qu’attendez-vous des bénévoles ? 
Qu’attendez-vous pour devenir bénévole à nos côtés ? 
Hésitez-vous en pensant que vous en seriez peu capable ? 
Aimeriez-vous apprendre certaines tâches faites par des bénévoles ?

Nous vous invitons à nous répondre nombreux, en postant un commentaire ou en en parlant ... aux bénévoles et aux salariés.
Plus tard, nous ferons le point dans un autre article. 
Un grand merci d’avance.

Le saviez-vous ?
Le nombre de bénévoles en France serait compris entre 12 à 14 millions, soit un Français sur quatre, pour 1 100 000 associations et 21,6 millions d’adhérents
Selon une étude de l’INSEE parue en 2004, le bénévolat représentait 1,307 milliard d’heures d’intervention par an, soit 820 000 emplois équivalents temps plein (ETP, Équivalent temps plein), soit 12 à 17 milliards d’euros en termes de valorisation, soit aux alentours de 1 point de PIB.

Et pour sourire un peu … mais pas seulement...
Voici un texte que l’on trouve sur de nombreux sites Internet d’associations et dont l’auteur est apparemment inconnu.

Le bénévole, du latin ACTIVUS BENEVOLUS, est un mammifère bipède qu’on rencontre surtout dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères. Les Activus Bénévolus se rassemblent à un signal mystérieux appelé « convocation ». On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits,  souvent tard le soir, l’œil hagard, les cheveux en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d’animer une rencontre ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler le budget.
Ils ne sont malheureusement pas toujours reconnus à leur juste valeur. C’est regrettable car leur action en faveur du monde associatif est incontestable et indispensable. Un danger pourtant se précise, la raréfaction du Bénévolat.

Les ennemis héréditaires de l’ACTIVUS BENEVOLUS sont le YAKA et le FOKON. Ce sont, eux aussi, des mammifères bipèdes Ils se caractérisent par leur cerveau très petit qui ne leur permet de connaître que quelques  mots : "y a qu’à" et "faut qu’on" ce qui explique leur nom. Le YAKA  et le FOKON attendent le moment où l’ACTIVUS BENEVOLUS fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer leur venin qui atteindra leur adversaire et provoquera aussitôt une maladie très grave qu’on nomme découragement.
Les ACTIVUS BENEVOLUS décimés par cette maladie, risquent de disparaître et il n’est pas impossible que, dans quelques années, on en rencontre uniquement dans les zoos, où, comme tous les autres animaux enfermés, ils n’arriveront plus à se reproduire.
Les YAKA et les FOKON, avec leur petit cerveau et leur grande langue viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper l’ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie du passé pas si lointain où le ACTIVUS BENEVOLUS abondait et ou il abattait un travail énorme. On pouvait alors le traquer sans contrainte.

Toutes les personnes représentant notre association font partie des  ACTIVUS BENEVOLUS qui donnent sans compter leur temps et leur argent pour le bien du monde associatif. Elles n’attendent pas des autres une reconnaissance sans limite, mais seulement de temps en temps, un geste de sympathie, une main tendue, une parole sincère qui réconforte, un sourire, qui sont des richesses sans pareilles.
Il n’est peut être pas trop tard alors : Encouragez les ACTIVUS BENEVOLUS et traquez les YAKA et les FOKON!

J.G.


lundi 20 janvier 2014

Mise en forme le dimanche matin

avec Michèle
Son reportage sur le premier échange, dimanche 19 janvier 

Amis sportifs (ou pas), bonjour !
Voilà, nous l’avons fait. Pour ce 1er rendez-vous autour du Lac de Ris, tout le monde est venu. Du moins, tous ceux (enfin…celui) et celles qui m’avaient répondu « ok », étaient là, à 10h comme prévu : Lise, Maud (et son mari), Nathalie, Nicole, Charles et moi.
Le soleil, que j’avais invité lui aussi, nous a fait grise mine… mais la pluie (annoncée par Mme Météo) ne s’est pas imposée ; c’était déjà plus que j’espérais !


1ère photo avant départ (Lise n’y est pas, elle est arrivée juste après que j’aie rangé l’appareil), quand tout le monde est encore frais et souriant et nous voilà partis, certains courant, les autres marchant. Nathalie et Maud m’avaient bien prévenue : 
« oh non, moi, je ne cours pas ! ».

Après ½ tour de lac, arrêt et regroupement sur un ponton où, sous la houlette de Charles, nous effectuons quelques mouvements d’assouplissement et de respiration. 


Et on repart. Juste avant de boucler un 2ème tour avec Nicole, nous retrouvons Maud, Nathalie et Charles qui avaient fait un détour. Tandis que je repars au petit trot, oh merveilleuse surprise, je m’aperçois que (le sol s’y prêtant puisque légèrement en pente descendante) Nathalie et Maud m’ont emboîté la foulée… mais, même lorsque la pente s’est inversée, les deux sœurs ne se sont pas arrêtées de trottiner derrière moi. Nous avons fait 1 tour 1/3, ensemble, sans un seul arrêt ! Bravo à toutes les 2. Pour un début, c’est très prometteur et j’espère qu’elles feront 2 tours non-stop d’ici peu. 



Nous sommes enfin retournés jusqu’au ponton et je suis allée chercher mon appareil pour une dernière séance photos où, comme chacun peut le constater, tout le monde sourit encore. 


Alors, vous qui croyez être incapable de courir, demandez à Maud et Nathalie ce qu’elles en pensent !
Nous avons rendez-vous dimanche prochain, même lieu, même heure et, si ça vous dit de nous rejoindre, bienvenue au club !
Michèle    


vendredi 17 janvier 2014

Deux samedis matin à Ris

Voici quelques photos prises un samedi matin de novembre dernier, où j’étais passée au Moulin après le marché, pour dire bonjour à Jacqueline qui y faisait l’accueil.
Le soleil entrait à flots et six autres membres du réseau en profitaient ce jour-là derrière les grandes baies vitrées. Tous échangeaient avec bonheur et application.
Jacqueline, au centre conversait avec Christine. Je n’ai malheureusement pas pris de photo d’elles mais on les aperçoit derrière Michèle et Dominique assis chacun à un guéridon. Quand elle ne lève pas le nez pour sourire à la photographe, Michèle écoute attentivement les consignes de Dominique afin d’écrire un des textes que vous avez déjà pu lire  ou que vous lirez dans ce blog. C’est l’atelier d’écriture. J’y ai assisté trois fois, c’est passionnant. Dominique y a déjà accueilli jusqu’à huit participants.

De l’autre côté de la pièce, bien installée devant une grande table, Lyne armée d’un mètre en bois donnait ses instructions à Maud et Lise pour découper leur tissu en suivant un patron en vue de la confection d’une jupe.


C’est l’atelier de couture et le nombre de demandeurs est limité à deux à cause de l’espace nécessaire pour étaler le tissu. Il est prévu que prochainement, Marlène en offre un elle aussi, également pour confectionner une jupe. Avis aux amatrices ! Réjane


Un autre samedi, en décembre.
Annick, des Pyramides (en vert) et Blandine, stagiaire au Réseau (à sa droite) sont venues rencontrer des participants de Ris, dans le cadre d’une réflexion préparatoire à une journée « Socle ».
Objectifs : faire un diagnostic de la situation, écouter les difficultés, formuler le sens de notre projet sur tout le Réseau de l’agglomération

Huit personnes ont accepté de répondre à une série de questions :
1. Qu'est-ce qui te donne envie d'être en échange ?
2. En quoi est-ce différent d'un cours ?
3. Es-tu offreur ? Es-tu demandeur ?
4. Est-ce que tu acceptes qu'on t'offre un savoir ?
5. Est-ce que tu acceptes de donner un savoir gratuitement ?
6. Pourquoi donner de son temps au RERS ?
7. Pourquoi es-tu venu-e au Réseau ?
8. Trouves-tu normal que tous les savoirs se valent ?
9. Est-ce que tu es mal à l'aise si tu reçois trop et/ou donnes trop ?
10. Comment participes-tu à la vie du Réseau ?
11. Te sens-tu entendu ?
12. Que fais-tu pour ?
13. Qu'est-ce qui t'inciterait à participer, et à faire participer d'autres personnes, à la vie du Réseau ?
14. Que penses-tu de ce que l'on ''fabrique'' ensemble ?
15. Te reconnais-tu dans « l'éducation populaire » ?
16. Quand serais-tu disponible pour travailler ensemble sur notre projet ? Quels sont les freins éventuels à ta participation ?

Toutes les réponses furent intéressantes, surtout lorsqu’elles révélèrent des points de vue fort divergents et donnèrent lieu à un débat animé.    Jacqueline

dimanche 1 décembre 2013

Ecriture



Atelier d’écriture du samedi 30 Novembre 2013
Aujourd’hui, atelier exceptionnel pour que ceux et celles que cela intéresse et qui ne sont pas, comme nous les retraités, disponibles en semaine, puissent venir découvrir les joies de l’écriture. Dominique l’anime, comme d’habitude et… j’y suis seule. Quel dommage pour les autres… Venez, venez-y, essayez au moins une fois ! Et ne dites pas, comme moi « je n’ai pas d’imagination » : cela fait 2 ans que j’y suis assidue et malgré toutes les expériences positives que j’y ai faites, je continuais à penser « je n’ai pas d’imagination ». Et puis, ce matin, j’ai enfin découvert ce que voulait dire cette phrase, répétée presque à chaque séance par Dominique : « c‘est sous la contrainte que l’imagination se libère ». On n’a pas de l’imagination comme ça ; il faut un cadre, une consigne, un coup de pouce. Imposé du dehors ou bien par soi-même ; mais on n’a pas l’imagination intrinsèque. Il faut lui donner un point de départ, un mot, une idée. Ensuite, il n’y a plus qu’à tirer le fil, ça vient tout seul et souvent de façon surprenante, ça nous entraîne sur un chemin que l’on n’avait pas prémédité ; l’histoire s’impose à nous presque comme évidente alors qu’on en ignorait tout l’instant d’avant. C’est passionnant !!!
1er exercice : Dominique me donne une phrase « D’ailleurs, j’aurais eu beau parler à Gilberte, elle ne m’aurait pas entendu », et il me dit : « continue ». Ce que je fais après lui avoir demandé ‘entendu, avec un e’ ? « Non ! Masculin » :
« D’ailleurs, j’aurais eu beau parler à Gilberte, elle ne m’aurait pas entendu. Elle était « absente. Absente de tout. Sa vie avait basculé dans un no man’s land où elle errait, seule, un « vague sourire au coin de ses lèvres à peine dessinées. 
« Quel dommage ! J’avais tant de choses à lui demander. Je savais qu’elle savait… ou du « moins qu’elle avait su. Toute cette part d’ombre dans la vie de mon père, elle la « connaissait ; elle l’avait vécue avec lui, après mon départ. Maintenant, il me fallait trouver « ailleurs les morceaux manquants du puzzle qu’elle avait, un jour lointain déjà, commencé à « assembler devant moi.
« Plus tard ! Je m’occuperai de cela plus tard. L’urgence, à présent que j’avais retrouvée « Gilberte, était de m’occuper d’elle. Plus personne ne venait la voir. Elle n’était plus qu’une « ombre dans cette petite ville qu’elle traversait chaque matin pour aller vers la gare. Là, elle « s’asseyait sur un banc et regardait le vide ; même pas les trains qui passaient. Rien. Le vide. « C’est là que je l’ai trouvée, ce matin en descendant du wagon, moi qui venais la voir, « justement, avec toutes mes questions à jamais sans réponse. 
« Je l’ai ramenée chez elle. Elle me suivait docilement, tout sourire. Je l’ai installée dans le « fauteuil que mon père avait occupé si souvent. Elle s’est laissée faire, souriant toujours, m’a « regardé comme si elle ne m’avait jamais vu. Elle m’a dit « Merci Monsieur » et son regard « est rentré en elle, figé, absent, insondable. »
C’est venu comme ça, comme une évidence ! Mais ce qui est extraordinaire c’est que, si nous avions été plusieurs autour de Dominique, avec cette même phrase de départ, chacun ou chacune d’entre nous serait parti(e) sur un récit totalement différent. Et après, lorsque nous lisons à haute voix le fruit de notre imagination, nous sommes autant étonné(e)s que ravi(e)s de l’imagination des autres ! 
2ème exercice : Dominique me propose un acrostiche : il me donne un mot dont j’écris chaque lettre l’une au-dessous de l’autre ; je dois composer un texte dont chaque ligne commence par la lettre du mot suivant : « l’abréviation » (ce n’est qu’une partie de la définition ; il ne m’a pas imposé que le texte soit en relation avec le mot en question… mais j’ai essayé quand même et j’ai réussi à glisser « abrège » quelque part… faire une abréviation revient bien à abréger, non ?)
L’appel de l’inconnu aux contours incertains
Ancre en nous ses mystères, forge notre destin :
Bonne ou mauvaise option, à chacun son chemin.
Regarde devant toi, avance, agis, écoute ;
En voulant trop bien faire, tu fais naître le doute.
Viens sans perdre de temps, viens rejoindre ma route !
Indécis, hésitant, tu procrastines encore
Abrège mon attente, entre dans mon décor
Tout est prêt, tu le sais, pour un nouvel essor.
Invente notre futur : il ne tient plus qu’à toi,
Ou à ta volonté, de construire avec moi
Notre éternel présent. Et nous y serons rois.
Michèle, Ris

mercredi 30 octobre 2013

A propos de l'exposition des travaux d'enfants à Ris


Comme annoncé précédemment, vous avez jusqu'au 16 novembre pour admirer les créations des enfants du Réseau d'Evry. (voir article "A ne pas manquer" du 24 octobre, pour les horaires)

Le mercredi 23 octobre, quelques jeunes artistes se sont rendus au Moulin du Monde, à Ris, afin de présenter ce qu'ils avaient réalisé pendant l'été, à un groupe d'enfants de Ris (atelier "Si j'étais une graine", animé par Xénia et deux stagiaires de la MJC)


Avant de venir, les enfants du Réseau avaient préparé ce qu'ils allaient dire.
 Exemple de Tiffany pour son tableau. Madagascar   
Madagasc

« Bonjour je vous montre mon tableau que j’ai fait au Réseau, il s’appelle le tableau Madagascar je vais vous l’expliquer.
Au début, j’ai colorié les images que j’ai découpées ensuite. J’ai commencé par le lémurien en marron, blanc et noir. Ensuite j’ai colorié le caméléon en vert, rouge, jaune et bleu. J’ai choisi le visage de femme que j’ai colorié en noir.
La peinture que les femmes mettent sur le visage est faite en poudre de bois, mélangé à de l’eau que les femmes mettaient sur le visage pour éclaircir et protéger la peau du soleil ou d’autres femmes l’utilisent comme produit de beauté.
Je remercie Sadia qui m’a beaucoup aidé, Sylvain aussi et Imane. Merci beaucoup, j’adore le Réseau, même si je ne viens pas beaucoup, mais merci quand même. Merci à tous de bien vouloir m’écouter ».

Une fillette commente le tableau des salamandres
Dans cet échange, Sadia, bénévole à l'antenne du Centre Ville, a invité les enfants à dire ce qu’ils connaissaient de la salamandre et à regarder des photos sur internet. Les enfants ont fait remarquer que c’était un reptile qui ressemblait au lézard. Sylvain leur a parlé de la salamandre, entre autres qu’elle est assimilée, dans les légendes, à un animal capable de renaître dans le feu.
Q : De quelle façon as-tu fais le tableau, Fanta ?
On a commencé par colorier le fond à la peinture et à coller du papier crépon sur un dessin de salamandre.
Q : As-tu eu des difficultés à le faire, Fanta ?
C’était difficile de couper les pattes des salamandres.

Le Maghreb, l’Afrique, l’Inde
Pour cet échange, Sadia a proposé aux enfants de représenter les différentes cultures d’origine de tous les enfants présents.
Maghreb
Pour le Maghreb, Hawa, aidée de Fanta, décrit ses étapes ainsi :
« J’ai colorié les animaux, la princesse et le château avec des feutres. J’ai fait le fond du Maghreb avec de la peinture. Puis j’ai collé les animaux, la princesse et le château sur la feuille. Puis en dernier, j’ai décoré le tableau avec des étoiles. Imane a écrit des mots en arabe. J’ai aimé peindre le Maghreb et choisir les couleurs, le plus difficile dans ce tableau, c’est de lire les mots en arabe. J’ai appris à connaître les paysages du Maghreb. »

Afrique
Pour l’Afrique, Hawa, aidée de Tiffany a représenté l’Afrique sur un tableau. Elles l’ont d’abord séparé en deux pour mettre d’un côté le paysage de la savane et de l’autre le village typique d’Afrique, en y mettant les couleurs de fond choisies par leur soin.
Elles ont ensuite colorié les animaux puis les hommes du village, qu’elles ont collés sur le fond. Puis Hawa a décoré le tableau avec du sable.
Hawa nous a confié qu’elle a appris, par une recherche personnelle, à connaître ses origines.
Inde
Une belle collection de masques africains fut également réalisée.

D'autres photos prises le 23 octobre 














Xénia suscite la réflexion en posant plein de questions













On continue de débattre, avant le goûter
De retour à Evry, les enfants ont témoigné de leur expérience. Deux exemples, parmi d’autres :
« Nous avons présenté nos œuvres, c'était le mercredi 23 Octobre. On s'était présentés à la MJC, on a tous expliqué nos œuvres, chacun son tour c'était stressant, mais le stress est passé. On a fait des jeux pour connaître le prénom de tout le monde. C'était super, j'aimerais revivre cette journée, merci. » Fanta D.

« Ça m'a plus de présenter mes activités que j'ai faites pendant les vacances. J'ai été joyeuse de rencontrer des enfants de Ris-Orangis. Merci » Estelle D.

Pour finir, l'analyse de Clémence, stagiaire à la MJC (à droite sur la deuxième photo) :
"Les enfants des deux villes, timides au départ, ont fini par se mélanger et goûter ensemble. Les tableaux réalisés par les enfants d’Evry mélangent diverses techniques artistiques (collage, peinture, coloriage…) mais ce sont les sujets abordés qui ont amené les enfants à parler des saisons, des différents pays du monde, de la nature et de l’Histoire… La rencontre s’est conclue par une promesse de se revoir et de poursuivre les échanges entre les deux groupes d’enfants."

Plein de photos, prises par Eric Châlot, sur le site de la MJC


Merci et bravo à tous ceux qui ont rendu possible cette exposition. 
J.G.